Mardi 8 juillet 2008




Dans un passé
Un futur
Un présent

Effleuré
Doucement
Modifié


Peut-être ne serai-je pas née.

Pas de souffle
Ni de coeur
Ni de corps

Peut-être pas de mort.

C'est étrange pourtant
Car me voilà dans ce présent si lointain

Comme si chaque jour
Je n'étais pas née.

Et je doute pourtant, je doute!

Est-ce la vie que je vois ou l'autre...


J'aimerai pouvoir éteindre le jour
Toute cette abondance

Pour me fondre pleinement
Dans le silence

Celui qui consitue mon unique vie.




 
par nikitana
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Lundi 7 juillet 2008



A travers l'étroite fenêtre
Je regarde
Je me penche

La vue est étrange
Elle se voile
Puis se dévoile

J'y crois
Aux couleurs
Et aux êtres qui les portent

Puis se suspend
Non mon corps
Mais les choses

Le phénomène
S'écarte des couleurs
Il les rejette

A travers l'étroite fenêtre
Je comprends alors
Que le dehors n'est plus le dehors

Qu'il n'y a plus d'à travers
Que le monde
N'a pas trois dimensions

Tout ceci est plat

Et je pleure
Eternellement

Car rien ne pourra jamais retordre

Les courbes
Toutes ces folles courbes!!!

Pour que mon oeil redevienne terre!
Rondeur ardeur féconde!

Riant de son jumeau

 l'Univers.

 

par nikitana
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Dimanche 6 juillet 2008


Dans la nuit
s'élevait
la ballade
dans sa mouvence
je me promenais
comme une amante
dans la souplesse
de sa robe

et les petits trilles
sont des coutures
qui me chatouillent
des esbaudissements
délicieux
rieurs
pleurants
les fils
dont ils se défont

je me soulève
mon corps
devient
l'éphémère

dans la noble danse

mes cheveux deviennent
sons
mes sourires
se rompent
dans la cadense
de la pédale

le souvenir est intact

lente nuit
tu me reviens

hier

ce demain

que j'avais respiré
à travers
la ballade

glaciale et agile

la dernière note retentit

je me suis enfuis
pour toujours

à travers les larges coutures
renoués...

en vierge partition.



par nikitana
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Jeudi 26 juin 2008


Le château s'illumine
dans ma mémoire
il culmine en moi
me traverse
de sa hauteur

de son étrangeté.


A mesure que j'avançais
mes pas s'envolaient
je vivais
la séparation
du corps et de l'esprit

Le château n'est plus de pierre
il vole dans un espace
fragile.

Et soudain je tombe
et mes mains sont
pleines de sang.

C'est le moment de l'oubli...
où l'énergie se transforme

en non-être

et où j'ai voulu
risqué ma vie.

Pour être Lui
et nulle part ailleurs

Le vide arrive
à grande foulée

et il ne m'en reste...
que la chute
sur le sol

et les égratignures
sur le poignet.




par nikitana
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Lundi 23 juin 2008



Je le sais,
    Au fond de moi
Qu'il n'y a que du doute
De la solitude
Et de l'abandon
A moi.

Et pourtant
Le monde m'émerveille
Je le savoure
Avec gourmandise
Chaque petite pierre
Est un peu d'amour
Que je me m'autorise

Et pourtant
Je suis heureuse

Si heureuse

Quand je cours
Quand je ris
Quand je dors
Et même!
Quand je pleure.

C'est pourquoi je le sais

Pour toujours

Que le bonheur est mien
Et qu'il est la douleur moindre;

La proximité des êtres
Qui, comme des frères
Fait de ma solitude,

Une frontière repoussée

Comme le crépuscule
Rejoignant le ciel.




par nikitana
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Jeudi 19 juin 2008



Il y a
Derrière cette lumière
Toute cette lumière
il y a

Quelque chose
Qui ne se voit pas


Il y a
Derrière cette Sphère
Toute cette Sphère
Il y a

Quelque chose
Qui ne se forme pas

Il y a
Derrière cette Mer
Toute cette Mer
Il y a

Quelque chose
Qui ne se mélange pas

Et c'est pourquoi
Dans la nuit

Quand je ne vois plus rien

que les rues se sont éteintes
que les corps se sont évanouis

que les rêves se sont enfuis


que je sais que j'y suis

là.

par nikitana
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Mardi 17 juin 2008




Il chante, il se promène
Dans le jardin du luxembourg
Il ère il vole

Il devient le lieu
Où il s'est enfui.

Et les gens s'éloignent
 Autour de lui.

Il n'a pas peur
Il court
Avec les oiseaux
Avec les fleurs

Il devient la parole
Qu'il leur adresse


Et les hommes s'espacent
Autour de lui

il pleure, il sourit
il ne voit pas le monde
mais son ombre.

il devient heureux
Là où il n'y a pas de vie.


Et les morts s'éloignent
Autour de lui

Car ils n'ont pas voulu
De cet homme souffrant
De ce palais de douleur
métamorphosé

En Sourire.


Je t'ai vu
Bel Ange
Et l'étrangeté de ton lieu.

Qu'importe les autres.
Tu es la Vérité
Dans la douceur
De ton désespoir.

Et les gens s'éloignent
Autour de nous.

Ils ne font que cela
S'éloigner.

Car ils n'existent pas.
Ils se sont enfui


Mais pas comme nous

(vers la vie).








par nikitana
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Jeudi 12 juin 2008



Je rentre en Toi
Toi
qui est si silencieux
qui me chatouille
et me rend curieuse
qui donne sens
au Monde
dans l'envers
de ta Couleur
Dans tes yeux
Où  je veux pénétrer

en eux.



Je rentre en Toi
Toi
qui n'as pas de verbe
pas d'odeur
pas de limite
sinon
celle qui se nomme mort.


Je sais que la Vérité
y réside
dans cette parallèle
tout autour de moi
invisible
qui se tort
comme l'univers


le Mystère est parmi
nous
il est notre sol
dans ce lieu
Ce phénomène

que j'entraperçois


Comment te faire exister
te dessiner,
sans n'exprimer
que tes contours?


je m'en vais
délaissant le corps
dans l'hypothèse
de ta Vérité
car je la sais
cette essentielle
Évidence
de ta Majesté


Quand je vois les couleurs divines
s'espaçant à l'infini dans ta chair

quand je vois les couleurs divines
de la Représentation
qui ne peuvent pas

être le nulle part.


Mais l'être

je rentre en Toi
petite feuille
je t'ai reconnue

Et je n'ai plus peur
de la mort
car je l'ai vu dans cette autre monde
juste à côté de moi

cette porte fracturée.

Il n'y a pas de solitude

car tes couleurs sont aussi
celles qui me peignent

 en moi.



par nikitana
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Mardi 10 juin 2008



Mon corps était lourd
inlassablement
lourd
et ses membres pourtant
se détachaient de lui
ne voulant le reconnaître
le pointant du doigt:
je ne serai jamais cela.


Et je me lève
je reprends ce corps
qui est mien
je n'y reconnais
que les pleurs
ce torrent léger
qui m'arrache
de ma tristesse

elles coulent
elles sont rieuses
et si fluides
transparentes...

Si seulement
je pouvais me noyer en elles
Ne faire de mon oeil qu'une larme
et de mes mains des rivières
douces, agiles
souples

des os
des pierres
dématérialisés.


Alors je n'aurai plus besoin d'écrire
pour me réapproprier
mon essence

 Aérienne


mais le corps est lourd
les mots aussi
Et il faudra que le jour

inlassablement

me rappelle

que je suis.



par nikitana
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Mardi 3 juin 2008



Dans la rue, l'autre jour
j'ai vu le Vide
un espace sans espace
une respiration
qui s'étouffe.

Elle était maigre,
Elle n'avait pas de regard

sa bouche était une meurtrière
sa peau coulait comme une rivière
et ses os rigides transparaissaient

ils ne dansaient plus
ils ne se rompaient plus
il étaient déjà là-bas

dans une clairière inconnaissable.

dans la rue, l'autre jour
j'ai vu le Vide
comme l'on voit la lumière
j'ai vu l'invisible
au milieu de mes frères.

La solitude m'a saisie
comme celle de la vieille dame,

j'ai compris alors
que nous n'existions pas

dans ses yeux transperçant les miens,
je vis l'Hadès et les démons
me tenir la main...

m'emmener dans la clairière

les yeux crevés,
je me suis laissée faire

J'ai hurlé à l'aide!
mais le son se confondait
avec les autres sens
devenus noirs
 et ma voix s'étouffa


 ce corps dépérissant
est devenu mon dernier

présent,

dans la rue, l'autre jour
il a fallu mourir.

avec Elle.







par nikitana
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