Dimanche 20 septembre 2009
Ca ne prenait pas de place
Ca venait et ça passait
Peut-être que ça n'existait pas.
Dans mon corps il y avait de l'air
Solide comme des os
Avec des poumons en forme de bateau.
Toute cette vie, ces sourires
Et ces oublis
Étaient des petites rigoleries
Qui coulaient comme la mer
Qui roulaient par terre...
Des coquillages.
Ca ne prenait pas de place
C'était plein de saveur et de soleil
Ca dorait toute la vie
Dans une flaque de ciel.
C'était la ptite chose,
La ptite bidule chose,
Tu croyais à ça toi?
A ces mots qui se posent
Pour avoir un Toit
Qui ressemble à l'univers
A Pluton et à Junon
Au Panthéon et à une prison
Et même au chapeau de Jupiter!
Qui lui chatouille la raison...
Pour que l'hiver soit une saison.
Par nikitana
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Silence is breaking my mouth
Le français est un vieux balais
Silence is breaking my mouth
Fallait que ça chante dans les vers
Silence is breaking my mouth
Je parle plus les langues
Silence is breaking my mouth
Ca doit être cela le silence.
Silence is breaking my mouth
Tu crois à l'espérance?
Silence is breaking...
Alors ta gueule petite danse.
Silence is breaking my...
oh My my sweet yesp!
Errance.
Je chante dans des flaques
De branche.
Par nikitana
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Vendredi 4 septembre 2009
- Regarde! Oh, là-bas, regarde, dans le ciel.
- Qu'y a-t-il?
- Il y a quelque chose dans l'air, quelque chose dans la matière, ce sont des couleurs, tu ne vois pas?
- Non. Tu rêves.
- Mais non! Voyons!
Sacha se mit en colère, il pleuvait autour de lui et de son amie Nina. Mais tout était léger, le bruit des gouttes passait toutes les matières, les petites sphères traversaient toutes les portes,
toutes les voies; elles étaient fortes dans leur chute. Sacha reprit son souffle; chaque bouffée sentait l'ouragan;la folle électricité de vie. Allait-il y avoir de l'orage?
Je ne te parle pas du rêve, dit-il. C'est plus grand et plus fort encore, ça fait partie du monde mais il faut le croire pour le voir, parce que sa substance est transparente, parce que ça
éclate de toute part. C'est un peu triste de le savoir, car cela aussi est périssable.
- Tu parles de l'arc-en-ciel? oh, il se lève si haut! Oui, je le vois bien désormais, tu crois qu'il va rester longtemps là?
Nina eut l'envie de le toucher, mais les mains attrappaient du vide, ou alors, elles ne faisaient que se séparer puis se retrouver. Que se passait-il entre temps? Ne pouvait-elle croquer ses
couleurs? Les manger, en faire matière de sa peau?
Il a l'air si grand, je me demande où elles habitent ces couleurs; elles semblent partout, mais on ne peut jamais les toucher. Et quand je ferme les yeux, je les vois encore, elles ne veulent pas
s'en aller, jamais, jamais!
- Ce n'était pas l'arc-en-ciel que je voulais te montrer, c'étaient tous ces ballons percés et qui continuent à se percer, pulsant une mélodie dans leur mort! Regarde, ce sont les cellules du
monde, qui naissent, qui meurent, oh, j'ai si peur! Sacha fit une grimace, tous ces traits se crispèrent puis se mirent en boule, comme ces chiens à la peau glissante qui semblaient ne vivre que
dans les plis.
- Mais non, n'aie pas peur crevette, je crois juste que c'étaient des feux d'artifice car nous sommes jour de fête.
- Jour de fête? Que s'est-il passé aujourd'hui?
Nina rigolait, elle toucha ses ailes, mais le toucher, ça n'existait plus, embrasser, s'approcher... faire et être, c'était ensemble, ca suffisait maintenant, non?
- Et bien, nous sommes morts!
- Ah, oui, c'est vrai!ça doit être cela les couleurs, nous faisons partie d'elles maintenant, la transparence et la présence. Et maintenant, nous pouvons les boire, et non les voir. Tu veux
goûter?
Sacha pencha sa tête vers les montagnes. Son corps était devenu une vallée qui accueillait les rivières; une vallée qui n'avait pas d'horizon propre mais qui portait dans la finesse, un monde
pulpeux et doux comme une poire, abritant des petites maisons, des grains de beauté qui se nommaient promesse.
- C'est ample le monde, c'est pas très confortable de voler, mais c'est fou, c'est complètement fou, ça fait mal à la tête. Ou alors, c'est ptêtre juste un mauvais souvenir?
Nina et Sacha partaient, ils ne savaient pas où ils allaient, mais c'était bien. Ils avaient les couleurs dans leur corps, comme des petits vers à soie. On sait jamais, et si là-bas, derrière les
montagnes, les nuages et les abysses qui se basculent sur le soleil, tout était en noir et blanc, ou pire, s'il y avait des trous qui vous aspiraient, qui vous avalaient parce qu'il n'y avait
pas le temps pour le monde?
Et bien, il y aurait juste un peu de chaleur, juste assez, dans la fluoresence, pour mourir dans sa propre lumière, dans son lit de rivière, comme une étoile retardataire égarée, là-bas, dans le
ciel Grand-Papa.
Par nikitana
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Mercredi 2 septembre 2009
Les tournesols ne regardent plus
Le soleil
Ni dans leur couleur
Ni dans leur derrière.
Ils regardent quelque chose...
La terre
Qui n'a pas la même lumière
Et qui leur brûle un peu les feuilles.
Sur mon vélo
Je chantais en passant,
Je pique ces fleurs abandonnées,
Et elles s'envolent dans le vent.
Elles étaient toutes engourdies au début
On dirait qu'elles n'avaient jamais eu de vie
Que les arracher, c'était sans doute les tuer
Que les arracher, c'était sans doute les sauver.
Sur mon vélo
Je chantais en passant
La voix de tous les enfants
Qu'ils soient fleurs,
Ou frères ou soeurs,
Car nous avions tous un même coeur,
Celui qui se nomme cri, joie, folie!
Qui court plus vite que les vélos,
les autos et la terre ramollo,
Qu'une voix ou que des trilles!
Et qui sentait bon, si bon,
Le soleil...
Dans les fleurs qui lui disent au revoir
Et Dans leur peau qui s'effrite
Dans un parfum éphémère
Qui goûte le monde et qui le quitte.
Oh, Liberté.
Par nikitana
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